5 gestes écolos du quotidien (#3)

Ces petits gestes écolos du quotidien {#3}

Troisième article du genre, déjà (les deux premiers sont ici & ). A croire qu’en matière d’écologie et de respect de l’environnement, on peut toujours faire mieux. Et c’est surement le cas. Mais ça ne doit pas nous empêcher de mettre en place des petits changements qui peuvent paraître insignifiants mais qui sont « déjà ça ». On peut tous être des colibris, comme dans la légende racontée par Pierre Rabhi ;

« Un jour, dit la légende, il y eut un immense incendie de forêt. Tous les animaux terrifiés et atterrés observaient, impuissants, le désastre. Seul le petit colibri s’active, allant chercher quelques gouttes d’eau dans son bec pour les jeter sur le feu. Au bout d’un moment, le tatou, agacé par ses agissements dérisoires, lui dit : « Colibri ! Tu n’es pas fou ? Tu crois que c’est avec ces gouttes d’eau que tu vas éteindre le feu ? » « Je le sais, répond le colibri, mais je fais ma part ».

A chacun de faire sa part, à la hauteur de ses moyens et de ses convictions personnelles. Alors à chacun de piocher dans ces listes de petits gestes écolos du quotidien pour les adapter à son rythme de vie. 

Devenir un·e adepte du « seconde main »

Ça tombe bien, la récup’ est à la mode en ce moment. On ne jette plus, on recycle, et grâce à ça, on gaspille moins et on fait des économies. Il suffit de fréquenter les brocantes et les vide-greniers plutôt que les grandes enseignes vestimentaires ou d’ameublement pour faire de bonnes affaires ; voire mettre un peu la main à la pâte pour raccommoder un pull, peindre un meuble pour le remettre au goût du jour ou réparer un appareil électroménager. On peut aussi donner une deuxième vie aux affaires que l’on ne souhaite plus utiliser, en les donnant à des associations ou en les vendant. Outre les traditionnels vide-greniers, certaines plateformes internet comme Vinted permettent de vendre les vêtements que l’on ne porte plus. Et puis, depuis plusieurs années, des initiatives telles que Répar’tout, SOSAV ou Repair Café ont progressivement émergé ; l’objectif est de faciliter l’accès à la réparation.

Brocante
Photo by Onur Bahcivancilar on Unsplash

Se rapprocher d’une salle de bain zéro déchet

Cotons démaquillants, flacons en plastiques, cotons-tiges, protections hygiéniques jetables … La salle de bains est souvent le lieu de création de nombreux déchets. Il peut paraître difficile de tous les supprimer d’un seul coup. Mais à long terme, on peut choisir de se diriger progressivement vers une salle de bain zéro déchet ; utiliser des carrés démaquillants lavables et des savons solides, remplacer tampons et serviettes jetables par une cup menstruelle, fabriquer ses cosmétiques soi-même, etc.

Raisonner sa consommation de médicaments

L’industrie pharmaceutique est très polluante et notre consommation de médicaments engendre également de nombreux déchets. Plusieurs publications ont révélé que des substances médicamenteuses sont régulièrement retrouvées dans l’eau. On y retrouve notamment des anticancéreux, des antibiotiques, des hormones comme les œstrogènes ou des anti-inflammatoires comme l’ibuprofène. Pour en savoir plus sur ce sujet, vous pouvez lire l’article « Les résidus de médicaments présentent-ils un risque pour la santé publique ? » de Jean-Marie Haguenoer. L’association Cyclamed explique également en quoi les médicaments représentent un danger pour l’environnement ; avec la féminisation des poissons ou un phénomène de résistance bactérienne par exemple.

Pour limiter cette pollution, nous pouvons agir, à notre échelle, en utilisant mieux les médicaments. Dans certains cas, le recours systématique aux médicaments n’est peut-être pas la solution ; nous avons tous en tête la fameuse phrase « les antibiotiques, c’est pas automatique ». Dans un entretien pour Femme Actuelle, le Dr Frédéric Saldmann souligne que « certaines affections guérissent toutes seules, des maladies virales notamment, et pour les autres, on peut aussi, souvent, se passer du recours aux médicaments ».

Des solutions naturelles existent et peuvent soulager des maux bénins ; il suffit parfois d’une sieste pour faire passer un léger mal de tête, des ballonnements peuvent être apaisés par une infusion de menthe poivrée, et le remède de grand-mère miel – thym – citron fonctionne plutôt bien en cas de mal de gorge. En cas de douleurs persistantes, de fièvre ou si l’état de santé s’aggrave, il est primordial de consulter un médecin.

Pour retirer tous les bienfaits qu’on peut attendre des médicaments, l’OMS recommande une bonne observance (capacité à respecter les traitements prescrits par les médecins, en durée comme en fréquence de prise et en dosage). Dans tous les cas, les médicaments non utilisés ou périmés ne doivent pas être jetés dans la poubelle ménagère, mais rapportés, avec leur emballage, dans une pharmacie, pour être ensuite éliminés par la filière Cyclamed.

Médicaments
Photo by Freestocks.org on Unsplash

Dégivrer son réfrigérateur plus régulièrement

Selon l’Ademe, le froid représente environ 22% de la consommation d’électricité spécifique des ménages français (qui représente elle-même 17% de la consommation globale d’énergie). Des gestes simples, comme un dégivrage plus régulier de son réfrigérateur/congélateur, permettent de réduire ces coûts.

En s’accumulant, le givre forme une couche isolante sur les parois de l’appareil. Pour rester à température idéale, le réfrigérateur ou le congélateur fonctionnent plus longtemps, ce qui entraîne une surconsommation d’électricité. Il est conseillé de dégivrer son réfrigérateur ou son congélateur tous les 3 mois (quand la couche de givre est d’environ 3mm).

Le dégivrage peut aussi être l’occasion de nettoyer l’appareil ; la poussière qui s’accumule sur la grille arrière est également à l’origine d’une surconsommation d’énergie, tout comme des joints usés. Pour moins consommer, le réfrigérateur ne doit également pas être placé près d’une source de chaleur.

Réduire sa consommation de viande

Selon le rapport Tackling climate change through livestock, publié par la FAO (Food and Agriculture Organization of the United Nations) en 2013, la production d’un kilo de viande de bœuf nécessiterait 16.000 litres d’eau.* Plusieurs études, notamment celle publiée par l’INRA et l’ADEME en 2011 (Impact carbone de régimes alimentaires différenciés selon leur qualité nutritionnelle : une étude basée sur des données françaises), montrent que ce sont les produits de la catégorie VOP (viande-oeuf-poisson) et les produits laitiers qui contribuent le plus à l’impact carbone d’un régime alimentaire (l’impact carbone prend en compte l’ensemble du cycle de vie d’un produit, il permet d’évaluer de façon globale les émissions de gaz à effet de serre).

Ainsi, au-delà des questionnements éthiques, réduire sa consommation de viande serait un véritable geste écolo. Selon le Réseau Action Climat, diviser sa consommation de viande par deux (de 100g à 50g par jour) entraîne une émission de gaz à effet de serre 1,5 fois moins élevée. Adopter un régime végétarien la divise par deux.

Et si certains s’inquiètent de l’impact de ces changements pour leur santé, qu’ils se rassurent ; dans les pays développés, la consommation de protéines animales est supérieure aux besoins. Alors que les recommandations préconisent un équilibre entre consommation de protéines animales et végétales, selon l’INRA, le ratio protéines végétales / protéines animales est de ⅓ pour ⅔.

*Des chercheurs de l’INRA modèrent ce chiffre en indiquant que la méthode utilisée (« water footprint ») a été conçue pour les sites industriels et ne tient pas compte des cycles biologiques. Ils avancent ainsi le chiffre de 550 à 700 litres d’eau pour 1kg de viande de bœuf.
Veggie food
Photo by Brooke Lark on Unsplash

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& vous, quels sont les petits gestes écolos que vous effectuez régulièrement, et quels sont ceux avec lesquels vous avez encore du mal ?

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