Itinéraire d'une novice en cosmétique naturelle / Episode 1

Itinéraire d’une novice en cosmétique naturelle / bio #1

Cet article est le premier d’une série qui devrait vous éclairer sur mon cheminement vers la cosmétique naturelle et bio. Je vous fait part ici des questionnements qui ont été les miens (et qui le sont encore aujourd’hui), des réponses que j’ai pu trouver (ou pas encore) et de ce que j’envisage pour la suite. N’hésitez évidemment pas à me poser toutes les questions que vous voulez, je me ferai une joie d’y répondre 🙂

Episode 1 – Comme un cheveu sur la soupe

◊ Entre silicones & no-poo, ma crinière balance

Au printemps 2014, au gré de mes pérégrinations sur le web, je finis par tomber sur l’article d’Ophélie : Le jour où j’ai arrêté de me laver les cheveux. Dis comme ça, ça peut faire peur, voire paraître carrément repoussant (et ce n’est pas l’Amoureux qui vous dira le contraire ^^). Mais, pour la citer « Bon, je tiens à vous rassurer : mes cheveux sont propres, ils sentent bon et même mon chéri ne se lasse pas d’y passer la main. » Dans son – long – article, Ophélie explique les raisons qui l’ont poussée à se mettre au « no-poo » (cheveux regraissant vite, compositions douteuses, coût élevé des produits, non-respect de l’environnement …) et les étapes pour y arriver (parce que, comme vous vous en doutez, ça ne se fait pas d’un claquement de doigts).

N.B : si vous souhaitez en savoir plus sur le « no-poo », je vous conseille de lire l’article cité au-dessus, ainsi que la FAQ d’Ophélie à ce propos : No-poo : toutes les réponses à vos questions.

La lecture de cet article a marqué le début d’une longue réflexion autour des cosmétiques ; j’ai eu envie de savoir ce que je mettais sur ma peau et mes cheveux, ce que je laissais s’écouler dans les égouts, à qui profitait réellement mon argent, etc. J’ai alors fait mes propres recherches, lu beaucoup d’articles, et c’est là que j’ai parfois été confrontée à la difficulté de démêler le vrai du faux.

◊ Quand le marketing s’empare de la tendance « green » : la découverte du greenwashing

Le « greenwashing » existe depuis de nombreuses années ; il n’a pas fallu longtemps aux entreprises pour se rendre compte que le respect de l’environnement et l’écologie étaient des tendances porteuses qui pouvaient rapporter gros.

Le « greenwashing », qui peut se traduire, en français, par éco-blanchissement, consiste à orienter sa communication et ses actions marketing pour se donner une image écologique … sans l’être forcément pour de vrai. Cela peut se traduire de différentes manières : un visuel tout vert & tout végétal qui porte à confusion, un manque d’informations vérifiables, une promesse excessive voire mensongère …

Les exemples de marques moins « green » que ce qu’elles voudraient bien nous faire croire sont nombreux ; l’exemple de McDonald’s et de son logo vert est particulièrement parlant. Mais c’est aux marques de cosmétiques que nous allons plus particulièrement nous intéresser ici.

Ingrédients Timotei
Image extraite du site internet de la marque

Timotei met en avant le packaging épuré et la présence de « thé vert bio » dans ses produits. En réalité, ce shampoing contient un agent lavant très agressif pour le cuir chevelu (le sodium laureth sulfate), des conservateurs dangereux, et il n’est pas labelisé « bio ». (Pour comprendre tous ces termes barbares on se retrouve un peu plus bas.)

Yves Rocher
Image extraite du site internet de la marque

La marque Yves Rocher, qui se présente comme « créateur de la cosmétique végétale » propose des produits « naturels », tels que ce masque réparateur, qui présente finalement de nombreux ingrédients en commun (et considérés comme dangereux pour la santé) avec des produits « conventionnels ».

The Body Shop, Le Petit Marseillais, The nectar of nature, etc. sont également des exemples de marques pratiquant le greenwashing.

N.B : Le greenwashing, en lui-même, n’altère pas la qualité d’un produit, il n’est qu’une technique de marketing dont il faut avoir conscience. Je n’ai jamais testé les produits cités précédemment et ne pourrai donc pas donner mon avis sur leur utilisation, je me contente de comparer leur packaging avec leur composition.

Pour contourner le greenwashing, nous, consommateurs, devons apprendre à voir au-delà des slogans prometteurs et des visuels aguicheurs. Et pour cela, nous devons entrer dans le monde obscur des labels et de la liste INCI …

◊ Apprendre une nouvelle langue : lire les étiquettes & connaître les labels

Les labels, ce sont ce petits logos que vous pouvez trouver sur toutes sortes de produits (cosmétiques, alimentaires, ménagers …). Ils garantissent aux consommateurs le respect d’un cahier des charges, différent pour chaque label, et donc une certaine qualité de produits, selon des critères tels que le pourcentage d’ingrédients d’origine naturelle, ou le (non)test sur les animaux.

Labels
source : slow-cosmetique.org

Si vous ne trouvez pas ces fameux labels, le mieux est alors de retourner le produit et de s’intéresser à la liste de ses ingrédients. Au départ, cela peut paraître bien fastidieux, mais petit à petit vous allez acquérir des réflexes et reconnaître facilement certains composants nocifs à éviter. La liste INCI est obligatoire et standardisée (la dénomination est unique dans tous les pays de l’Union Européenne). Les ingrédients sont notés dans l’ordre décroissant, donc plus on descend dans la liste, moins l’ingrédient est présent en grande quantité. Le site laveritesurlescosmetiques.com permet d’entrer la liste INCI d’un produit, pour savoir s’il contient des ingrédients néfastes ou pas.

  • Pour mieux vous y retrouver dans cette jungle (parce que même après deux ans, parfois je suis encore perdue …), je vous prépare un article récapitulatif des différents labels que l’on peut trouver et des ingrédients à éviter en cosmétique :

***

Dans le prochain article je vous parlerai des raisons qui m’ont finalement poussée à tester les cosmétiques « bio » & de mes débuts dans ce nouvel univers …

& vous, vous êtes-vous déjà posé la question de ce qui composait vos cosmétiques ? Etes-vous déjà tombé dans le panneau du « greenwashing » ? 

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